LE PRINCIPE

La « Naturo-Culture© » est une méthode qui regroupe plusieurs disciplines, qu’elles soient scientifiques, médicinales, naturelles, ancestrales, basées sur le bon sens et l’observation du fonctionnement de la nature.

BASES SCIENTIFIQUES :

– Physique, Chimie : analyses de laboratoire de pH, calcaire, matières organique, oligo-éléments,… des sols surfaces et sols profonds ;
– Bio-éléctronique de Vincent : analyses laboratoire de pH, potentiel redox, Rh2, résistivité, intensité, etc… des sols surfaces, sols profonds, pétioles, fruits et produits finis (vin, jus…) ;
– Travaux scientifiques du Docteur Jeanne Rousseau : docteur en pharmacie, pionnière sur la recherche sur l’eau en France ;
– Travaux scientifiques du Professeur Louis-Claude Vincent : ingénieur hydrologue et créateur de l’appareil de mesure bio-électromètre, assistant de Jeanne Rousseau dans ses travaux sur l’eau ;
– Travaux scientifiques de Lothar Meyer : classification des éléments selon leur volume atomique et non selon leur nombre d’électrons, mettant ainsi en évidence la circulation aisée dans la sève des petits atomes tels que les oligo-éléments, les gros atomes comme le Nh4 et le NPk étant plus difficilement assimilables par la plante de par leur grosseur.

Sur ces bases, nous allons réaliser les actions suivantes :
analyses de sols en bio-chimie ;
analyses de sols en bio-électronique ;
bilans sanitaires de sols et diagnostic.
Une fois que le bilan sanitaire est réalisé, le diagnostic de la parcelle peut être posé.

Pour compléter ce diagnostic, nous allons également observer les plantes bio-indicatrices dans chaque parcelle :
– les plantes qui poussent à un moment donné à un endroit particulier sont là pour aider à établir l’équilibre du sol. Elles ne poussent pas par hasard ;
– selon la géologie, les aléas climatiques, les pratiques humaines, elles apportent une solution pour corriger les déséquilibres de la vie microbienne.

Une fois le diagnostic posé, c’est toute une panoplie de solutions adaptées au cas par cas qui vont être préconisées, afin de revenir à l’équilibre du sol le plus naturellement possible.
C’est en rééquilibrant le sol, le terrain, que la plante manifestera moins de maladies par l’augmentation de sa résistance aux pathogènes, et le renforcement de ses défenses immunitaires.

BASES MÉDICINALES :

– Médecine naturelle traditionnelle occidentale : la Naturopathie.
– La Science des plantes thérapeutiques et médicinales : herboristerie, phytothérapie.
– Concentré de principes actifs naturels : l’aromathérapie.

Le but de toutes ces approches est non seulement de soigner les symptômes avec des méthodes naturelles, mais également d’aller à la source chercher le déséquilibre profond, seul responsable de la maladie et de ses manifestations.
Ainsi, l’application de la solution naturelle la plus adaptée devient non seulement efficace, mais durable et peu coûteuse.

C’est ainsi que la notion de « terrain » utilisé en médecine douce, est alors appliqué à la notion de « terrain » agricole. Soigner et rééquilibrer le terrain rend donc les manifestations des maladies moins visibles et moins importantes, permettant de diminuer les traitements et les corrections à apporter.

BASES DE BON SENS ET D’OBSERVATION DU FONCTIONNEMENT DE LA NATURE :

« Imitons la forêt qui fabrique naturellement des géants en pleine santé. »

La nature n’a pas besoin de l’homme pour fonctionner et se développer, donnant en abondance quand les conditions sont réunies.
La forêt, elle, a en permanence son sol recouvert d’un épais humus qui lui fournit protection des rayons du soleil, conservation de l’humidité, infiltration en profondeur de l’eau de pluie, prévenant ainsi les eaux de ruissèlement, maintenant le sol fertile en place, et fournissant l’apport de carbone nécessaire au développement des plantes par la décomposition des végétaux au sol. La vie microbiologique des sols est ainsi parfaitement préservée, les micro-organismes vivants à la surface étant laissés en place, complémentaires des micro-organismes qui vivent en sol profond, aérant et remuant la terre pour la fertiliser naturellement sans apport et action extérieure.

Ainsi, pour rééquilibrer des sols profondément perturbés par des décennies de travail mécanique du sol, des apports extérieurs de substances non adaptées et la destruction des micro-organismes du sol et des auxiliaires, c’est toute une réflexion qui doit être portée sur les solutions adaptées au cas par cas en fonction de l’état actuel des parcelles, de l’historique des cultures et des besoins du sol.

LES PRATIQUES ANCESTRALES : L’ÉQUILIBRE SYLVO-AGRO-PASTORAL :

Suite aux pratiques non naturelles précitées de retournement mécanique des sols, d’apport extérieur de substances non adaptées aux besoins du sol et à la destruction des auxiliaires, nous sommes passés en un siècle à un taux de carbone dans les sols de plus de 4% à 1,3%.
Ce taux de carbone, hérité de plusieurs millions d’années de couvert végétal des forêts primitives, a permis à l’homme de réaliser des cultures naturellement riches sur des sols fertiles. C’est pour cette raison que jusqu’à ce que le taux de carbone soit quasiment absent, l’agriculture intensive avait pu fournir suffisamment de produits. Mais aujourd’hui il en est autrement, car nous sommes arrivés à épuiser les ressources naturelles du sol en carbone. Ainsi les déséquilibres apparaissent maintenant, aussi bien au niveau des sols que des maladies et des pathogènes.
La seule solution pour revenir à un taux de carbone suffisant dans les sols est entre autres de réintroduire du compost suffisamment fermenté, de semer des végétaux riches en carbone, et de retrouver un équilibre sylvo-agro-pastoral dans les cultures.

L’agrosylvopastoralisme est une méthode d’agriculture qui concilie les arbres, la production végétale et la production animale. Nous y retrouvons la végétation répartie en trois catégories :
– les forêts, ou tout ce qui produit du bois sur pied, en se maintenant par ses propres moyens ;
– les pâturages, ou tout terrain qui fournit la nutrition du bétail ;
– les champs et l’ensemble des cultures qui assurent l’alimentation de l’homme ou du bétail.
Cette agriculture ancestrale est basée sur le respect du vivant et l’équilibre entre l’homme, l’animal et la forêt : la forêt fournit bois et humus, les animaux fournissent le fumier, tous trois engrais verts pour les cultures que l’homme va utiliser pour ses besoins ou redistribuer à son bétail.

Pour aller plus loin et mieux comprendre les causes d’épuisement des sols
, nous vous conseillons cet article très intéressant, section La destruction des sols par la Révolution verte.